Promenade avec les chamois au Hohneck

Retour dans le temps pour cette série réalisée en aout 2014 à la frontière des Vosges et de l’Alsace sur le sommet du Hohneck.

Les Vosges sont un endroit que j’apprécie tout particulièrement, d’abord car j’y ai passé beaucoup de temps quand j’étais jeune (c’est là que j’ai eu la chance de passer de nombreux étés de vacances) et surtout car même sous la pluie, les montagnes couvertes d’épicéas restent une invitation à la promenade où l’on peut se perdre au milieu des senteurs d’humus, de mousse, de résineux …

Cette journée ne commença pas sous les meilleurs hospices, et bien que la veille, il fut planifié un départ aux aurores, l’ouverture des volets au camp de base à Anould n’était pas une invitation à la randonnée photographique, mais plutôt à retourner se coucher illico. La météo nous gratifiait d’un temps nuageux et pluvieux…

Espérant un mieux possible au Hohneck, le matériel photo et les vêtements de pluie prirent place dans la voiture, et le départ fut pris. Et c’est au milieu du brouillard que nous entamâmes notre ascension du Hohneck avec une visibilité d’une dizaine de mètres.

Ce n’est qu’au deuxième passage le long de la ligne de crête que nous finîmes par distinguer les silhouettes des chamois déjà placés sur les pentes abruptes du Hohneck. Soit la sortie s’arrêtait là, aux silhouettes fantomatiques qui se perdaient dans le brouillard, ou bien il fallait envisager de descendre dans les pentes (vraiment) abruptes couvertes d’herbes et de rochers glissants. C’est bien entendu cette dernière option qui retint toute notre attention et qui au final fut récompensée par la horde de chamois qui était un peu plus bas.

C’est donc dans le brouillard et sur l’herbe glissante que nous entamâmes la descente d’une pente qui doit frôler les 45°. Fort heureusement au fur à mesure de notre cheminement sur le versant Alsacien, le brouillard s’éleva vers la ligne de crête laissant même ici et là le soleil faire quelques percées.

Si le sol n’avait pas été aussi glissant, notre approche aurait pu être de courte durée pour rejoindre la horde composée d’une dizaine d’adultes et de jeunes cabris, malheureusement un pas incertain sur un rocher glissant provoqua un grand bruit lorsque j’eus fini de retrouver mon équilibre par terre sur les fesses, le pare soleil de l’objectif dégringolant un peu plus loin.

Après avoir attendu un peu que les chamois se sentent en sécurité quelques dizaines de mètres plus bas, nous reprimes notre progression (avec beaucoup plus de précaution) avec succès, approchant les jeunes chamois à une dizaine de mètres, même parfois trop près pour le télé-objectif.

Après avoir pu les observer paître tranquillement, et devant l’ampleur de notre descente (qu’il allait bien falloir remonter), nous mimes fin à notre observation, laissant la horde continuer à déambuler sur les pentes abruptes.

Cette remontée se fit dans des paysages changeants et magnifiques (devant lesquels je regrettai mon choix de ne pas prendre un grand-angle avec moi mais seulement le téléobjectif) encore bercée par la magie de ces instants que « la nature » nous avait offerts en cette matinée brumeuse et pluvieuse. C’est pour ces moments si particuliers que même sous la pluie les Vosges restent un endroit si agréable.

 

 

 

 

 

 

 

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