Un week-end à Etretat …

Aujourd’hui, je vous emmène le temps d’un week-end à Etretat. Il aura fallu quelques temps (voir quelques semaines) avant que les photos de ce week-end n’apparaissent ici, car si la durée du séjour fut courte, la météo très changeante nous a offert une telle variété de lumières que je n’ai pu résister à la tentation d’essayer de tout capturer, résultat un nombre important de photos qu’il a fallu trier pour vous les présenter ici.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce fut finalement le premier jour qui bien que le plus pluvieux nous livra Etretat et ses falaises sous leurs aspects les plus fascinants et les plus grandioses …

Tout d’abord pour ceux qui ne connaissent pas, voici un rapide résumé sur Eretat. Situé sur la côte d’Albâtre, entre l’estuaire de la Seine et de la Somme, Etretat est assise au pied des falaises de craie qui jalonnent les quelques 140 km de côtes. Ce sont ces falaises crayeuses qui ont largement participé à la renommée de la ville.

Classée parmi les merveilles de France et connue dans le monde entier, Etretat malgré un passé chargé d’histoire a su garder ses mystères (dont une grande part sont liés à l’inévitable Arsène Lupin)  et déclenche toujours autant de stupeur et d’admiration devant le spectacle que la nature a dessiné en ce lieu et ceci aussi bien pour les personnes qui viennent la découvrir que ceux qui viennent la redécouvrir.

Dans notre cas c’est une re-découverte mainte fois répétée. La première fois nous y étions venus à pieds depuis Fécamp en longeant les falaises. Périple qu’il n’est plus donné de réaliser depuis l’effondrement d’une partie des falaises sur la partie Est, coté falaise amont il y a plusieurs mois.

C’est donc par une journée pluvieuse parsemée d’éclaircies que notre séjour débuta. Pour ce premier jour, notre choix se porta sur la partie aval d’Etretat, là où le GR 21 nous mène sur les hauteurs des falaises vers la porte d’aval avec son arche si célèbre doublé de la trop fameuse aiguille « creuse ». Si le chemin commence ardemment, la vue qui s’offre au randonneur une fois en haut de la falaise lui fait rapidement oublier ses efforts …

Pour le promeneur qui s’écarte un peu du GR (tout en restant sur les sentiers, qu’il vaut mieux se garder de quitter tant le bord des falaises qui culminent à plusieurs dizaines de mètres est friable), en s’approchant de la pointe on arrive sur un petit sentier qui mène (photo ci-contre)  à la chambre des demoiselles, que Maupassant décrit ainsi  :

C’est une grotte perdue,
Suspendue
Entre le ciel et les mers,
Une demeure ignorée
Séparée
Du reste de l’univers.

Jadis plus d’une gentille
Jeune fille
Y vint voir son amoureux ;
On dit que cette retraite
Si discrète
A caché bien des heureux.

Il est clair que le terme « suspendue », pour le promeneur qui s’y rend, prend tout son sens. La légende veut qu’ il y a bien longtemps un vilain seigneur y enferma trois jeunes filles qui se refusaient à lui.

 

Une fois arrivé à ce point, le chemin devient beaucoup plus doux et mène tranquillement le promeneur jusqu’à la valleuse d’Antifer en passant par la Maneporte que l’on voit sur la photo ci-dessous depuis la pointe de la Courtine.

C’est sous une alternance d’éclaircies et d’averses, guidé par un arc en ciel que notre trajet s’est déroulé en haut des majestueuses falaises coiffées par un gazon verdoyant que survolent avec allégresses les goélands et grands cormorans.

Pour le promeneur courageux qui prend le temps de flâner le long des falaises, le paysage se dévoile discrètement, toujours différent et toujours aussi grand.

ci-dessus, cette vue s’offre à celui qui aura su explorer la pointe de la Courtine, offrant ainsi une vue imprenable sur la plage à laquelle la Valleuse d’Antifer permet d’accéder.

Pendant une bonne partie du trajet, le chemin longe de manière plus ou moins proche le Golf, qui offre des parcours verdoyants où les goélands se promènent distraitement.

Notre promenade nous amena donc jusqu’à la plage d’Antifer avec un timing parfait (mais non prévu) avec la marée descendante nous offrant ainsi presque deux heures pour rejoindre Etretat par la plage. L’accès à la plage se fait par la Valleuse d’Antifer zone de quiétude protégée où il est donné à celui-qui sait prendre son temps d’observer les oiseaux qui vivent le long du littoral

Ci-dessus Tarier Pâtre, ci-dessous Chardonneret.

Il est à noter que ce chemin ne s’offre pas au premier promeneur venu, en effet plusieurs passages se font au travers des différentes portes ( ManePorte, porte Aval …) dans des trous et sur des sols qui ne sont pas toujours sûrs pour le pieds du randonneur, nécessitant quelques fois de monter aidé par une corde qui semble sortir de l’époque des pirates.

Ci-dessous, vu sur la porte Aval et l’Aiguille creuse depuis la ManePorte à laquelle on accède par une échelle de fer lorsque la mer est suffisamment basse.

Il est plus aisé de faire le trajet par la plage en allant sur Etretat qu’n partant d’Etretat, en effet, certains passages sont plus faciles dans ce sens.

La fin de journée se fit sur la falaise amont pour voir le soleil se coucher sur la porte aval et l’aiguille. Le temps nous fit en plus le privilège de se dégager en fin de journée pour nous offrir une deuxième journée sous un grand soleil.

Le chemin permettant de se promener le long de la falaise aval étant fermé, la deuxième journée nous vit refaire le même trajet (cette fois en ayant calculé en fonction de l’horaire des marées). Les photos se sont mélangé tout au long de l’article, permettant ainsi de se promener plus agréablement dans ce paysage grandiose qui inspira tant de peintres et de poètes …

Le nombre de photos qui vous sont présentées ici est limité et je vous invite à visiter la galerie dédiée où vous retrouverez les photos de cet article en version full HD ainsi que de nombreuses autres photos qui vous permettrons de mieux profiter encore de cette sortie.

Pour cela cliquer ici, en espérant que les photos vous permettrons de voyager sur les falaises d’Etretat.

2 réflexions au sujet de « Un week-end à Etretat … »

  1. Gustave Flaubert (mentor et ami de Maupassant, né la même année que le père de ce dernier et portant le même prénom) disait « seules trois choses sont infinies: le ciel en ses étoiles, la mer en ses gouttes d’eau et le coeur en ses larmes. »

  2. Salut,
    Encore une belle histoire que tu nous comtes là…
    Ces paysages grandioses nous rappellent à l’ordre. Nous sommes bien peu de chose comparer à ses falaises qui traversent les siècles, les vents et les marées…
    Meilleurs voeux et à bientôt

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